Essai Seat Leon ST 1.6 TDI 115 ch DSG7 Style

Essai Seat Leon ST 1.6 TDI 115 ch DSG7 Style

Voilà quelques semaines que Seat a dévoilé la toute dernière Leon, le 4 ème modèle, qui propose toujours un style dynamique, correspondant à l'image de la marque espagnole, propriété du groupe Volkswagen. Si les possibilités de négociation sur cette Leon 4 seront limitées, ce sera plus facile d'obtenir un gros geste commercial sur la version précédente. Et puis, comme nous allons le voir, cette Leon 3, break en l'occurrence, propose toujours de très bonnes prestations.

 

Un style... très espagnol !

Lorsque l'on achète un break, on cherche avant tout un véhicule spacieux. Il y a quelques années, l'espace passait avant le style, cette mode est heureusement bel et bien finie. Ce break Leon le confirme avec sa ligne élégante voire même un brin sportive.

En finition Style, il lui manque quelques atouts pour afficher une ligne encore plus nerveuse, mais disons qu'elle profite d'une ligne élégamment dynamique...

En finition Style, il lui manque quelques atouts pour afficher une ligne encore plus nerveuse, mais disons qu'elle profite d'une ligne élégamment dynamique...

Des dimensions plutôt contenues pour un break compact : 4.54 m de longueur, 1.82 m de largeur et 1.45 m de hauteur barres de toit comprises.

Des dimensions plutôt contenues pour un break compact : 4.54 m de longueur, 1.82 m de largeur et 1.45 m de hauteur barres de toit comprises.

Et que les pères de famille se rassurent, le coffre n'a pas été oublié pour autant, puisqu'il propose un volume de 587 litres. Ce n'est pas le plus grand de la catégorie, mais sa capacité lui permet d'envisager des départs en vacances sans l'appréhension de devoir forcer sur le hayon pour parvenir à le fermer... A titre de comparaison, la Seat Leon ST se hisse au niveau de la Renault Mégane Estate essayée ici-même il y a quelques temps.

Le plancher de coffre peut se descendre pour gagner quelques litres supplémentaires. Notez les commandes de chaque côté qui permettent de basculer la banquette arrière en une seconde.

Le plancher de coffre peut se descendre pour gagner quelques litres supplémentaires. Notez les commandes de chaque côté qui permettent de basculer la banquette arrière en une seconde.

A l'arrière, le même espace que dans la version 5 portes

Sans surprise, l'espace réservé aux passagers arrière est équivalent à celui que propose la compacte 5 portes. En clair, l'espace pour les jambes est plutôt bon pour la catégorie, tout comme la largeur aux coudes. Ceci dit, comme dans beaucoup de compactes, le troisième passager devra composer avec une assise un peu moins confortable et surtout un tunnel de transmission gênant pour les jambes. Difficile de faire cohabiter 3 adultes de corpulence normale sur un long trajet, disons que la place centrale sera à réserver à un enfant. Pour info, la banquette arrière est rabattable 2/3-1/3 à l'aide de pratiques manettes situées dans le coffre.

Même avec les sièges avant assez reculés, on conserve un espace appréciable pour les passagers arrière.

Même avec les sièges avant assez reculés, on conserve un espace appréciable pour les passagers arrière.

Un intérieur voulu sportif

Quittons cette banquette arrière pour prendre place à l'avant. Nous voilà assis dans des sièges relativement confortables, et c'est un bon point car Seat n'a pas toujours proposé un tel confort. Certes, l'assise et le dossier restent un peu fermes, mais ne se montrent jamais inconfortables. Le maintien latéral est par ailleurs très bon. Le confort a clairement été travaillé, ce que l'image de la marque et la ligne sportive de ce modèle ne pouvaient laisser suggérer... 
Citons un petit inconvénient : si l'accoudoir central se règle en hauteur et en profondeur, l'amplitude des réglages demeurent un peu limitées et ne s'accorderont pas nécessairement à tous les gabarits.
Bien assis, on fait face à une planche de bord plutôt carrée, qui à sa sortie, semblait régresser sur le plan du style par rapport au précédent modèle. Le temps ayant fait son oeuvre, ce design a finalement plutôt bien vieilli.

Un intérieur au caractère latin.

Un intérieur au caractère latin.

Un tableau de bord assez sobre mais très lisible. On suit le niveau de carburant grâce à des diodes.

Un tableau de bord assez sobre mais très lisible. On suit le niveau de carburant grâce à des diodes.

Outre ces critères esthétiques, la planche de bord orientée vers le conducteur qui court jusqu'à l'accoudoir et l'assise assez basse augmentent la sensation d'être dans une voiture à vocation sportive. Enfin, la qualité des plastiques est plutôt bonne, ces derniers étant moussés en partie haute. Encore un point positif : Seat a eu la bonne idée d'habiller les contreportes avec un élégant tissus, qui vient casser l'ambiance 100 % plastique noir que l'on rencontre souvent chez des modèles concurrents.

 

Un break plaisant à conduire

Si à l'intérieur, la Leon sait accueillir, c'est incontestable, il est temps de voir ce qu'elle vaut sur la route. Et voilà un domaine où l'on attend forcément l'espagnole, elle qui se veut dynamique. Dès les premiers tours de roues, on note une direction précise et très informative, à défaut d'être légère. Le train avant se montre précis, le train arrière enroule plutôt facilement dans les courbes même si on sent le poids supplémentaire à l'arrière par rapport à la version 5 portes. Un phénomène qui touche tous les breaks, mais que Seat est malgré tout parvenu à cacher grâce à des réglages spécifiques. La prise de roulis est plutôt limitée ce qui témoigne également d'un châssis très équilibré. Bref, sur la route, le break espagnol s'en tire bien, très bien même.
En ce qui concerne le confort de suspensions, celui-ci s'avère plutôt prévenant avec le dos, même si on ressent des réactions un peu sèches sur certaines bouches d'égout par exemple, et ce malgré une monte pneumatique très raisonnable pour une fois. Dans l'ensemble, le niveau de confort est plutôt bon, ce qui permet d'envisager de longs voyages sans aucune appréhension à bord de ce break familial.

Une face avant expressive qui en dit déjà long sur les possibilités dynamiques de la Leon.

Une face avant expressive qui en dit déjà long sur les possibilités dynamiques de la Leon.

Diesel + DSG7 = le couple gagnant ?

VW est connu pour produire des boîtes automatiques DSG très agréables et réactives. Il n'y avait pas de raison que cette boîte auto à double embrayage ne conservent pas toutes ses qualités sous le capot de l'ibérique. Effectivement, si le passage des 7 rapports se fait dans la douceur, cette boîte n'est pour autant pas fainéante et accepte d'être bousculée en cas de dépassement par exemple. Elle réagit ainsi avec vigueur en descendant un voire deux rapports en fonction de la sollicitation de l'accélérateur. Les montées dans les tours ne se font pas attendre grâce notamment à un moteur TDI à 4 cylindres développant une puissance de 115 ch qui convient parfaitement à la voiture. S'il existe des moteurs diesel plus puissants dans la gamme, cette motorisation d'entrée de gamme se montre suffisante au quotidien en distillant un niveau de performances (le 0 à 100 km/h est réalisé en 11 secondes environ) qui n'a rien de ridicule tout en offrant une onctuosité et un encapsulage bien agréables.
Pour terminer, la consommation mixte s'élève à moins de 5 L/100 km, ce qui permet une autonomie d'environ 1000 km grâce au réservoir qui affiche une contenance de 50 litres.

Un moteur revu, amélioré qui se marie bien avec la boîte auto DSG.

Un moteur revu, amélioré qui se marie bien avec la boîte auto DSG.

Prix et équipements

Vendu neuf aux alentours de 32 000 €, ce break Leon TDI 115 DSG en finition Style (2ème niveau de finition) se place dans la bonne moyenne de la catégorie. Pour ce prix, vous bénéficiez du régulateur/limiteur de vitesse, des capteurs de pluie et de luminosité, d'un écran tactile de 8 pouces avec GPS, du frein à main automatique avec aide au démarrage en côte, de l'aide au stationnement arrière, des jantes alu et des barres de toit chromées.

Des jantes plutôt sobres mais élégantes. La monte pneumatique est raisonnable ce qui permet de conserver un bon niveau de confort.

Des jantes plutôt sobres mais élégantes. La monte pneumatique est raisonnable ce qui permet de conserver un bon niveau de confort.

Commercialisé depuis 2012, ce modèle se trouve assez facilement en occasion, à tous les prix mais aussi à tous les kilométrages. Ce moteur TDI 115 ch n'a vu le jour qu'à partir de 2017 sur la leon, le rôle de moteur diesel de base étant par le passé dévolu à la version 110 ch, un peu moins agréable au quotidien. En termes de fiabilité, certaines boîtes DSG7 ont connu des problèmes. Mieux vaut être vigilent à ce niveau...

 

En conclusion

Si vous êtes à la recherche d'un break, vous allez forcément regarder du côté de Peugeot et sa 308 et de Renault avec sa Mégane. Pourtant, cette Leon break propose des prestations similaires ou presque. En diesel et boîte auto, ce modèle se montre très convaincant. Puisqu'il faut lui trouver un défaut, le coffre ne fait pas partie des plus volumineux même si dans l'absolu, il se montrera bien suffisant dans la majorité des situations...

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